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Or, depuis vingt ans surtout, les projets pullulent, et il est prvoir qu'ils se mul- tiplieront encore davantage mesure que le besoin d'une L. Dans l'ordre industriel, on ne pour- rait que se rjouir d'une telle abondance, car elle offre plus de choix au consommateur, et la concurrence amne un per- fectionnement graduel des produits; mais quand il s'agit de la langue internationale, cette richesse est embarrassante et la concurrence est funeste, car Yunit et Yunicit de cette langue en sont les qualits essentielles, sans lesquelles toutes les autres sont ngligeables et mme illusoires. Aussi la mul- tiplicit de projets ne fait-elle que confirmer le public dans le scepticisme auquel l'engagent dj suffisamment la paresse et l'inertie. On pourrait croire, toutefois, que cette concurrence, tem- porairement fcheuse, aura du moins pour rsultat final le triomphe du meilleur projet, en vertu d'une slection natu- relle, et que ce projet, ayant subi victorieusement l'preuve de la pratique et s'tant assoupli l'usage, sera plus parfait qu'il n"et t sans la salutaire concurrence des autres. Mais c'est l une illusion dangereuse. D'abord, les divers projets rivaux n'entrent pas rellement en concurrence : la plupart des intresss n'en connaissent qu'un seul, et adoptent sans critique et sans choix le premier qui se prsente eux, du moment qu'il rpond, tant bien que mal, l'idal entrevu.

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De l Infini mathématique. La Logique de Leibniz, d après des documents inédits. Opuscules et fragments inédits de Leibniz, extraits des manuscrits de la Bibliothèque royale de Hanovre. La Logique algorithmique. Pour la Langue internationale.

Die internationale Hilfssprache. L auteur distribue gratuitement ces deux brochures. LEAU Étude sur les équations fonctionnelles à une ou à plusieurs variables, thèse pour le doctorat es sciences malhém.

Gauthier-Villars, Représentation des fonctions par des séries de polynômes Dullelin de la Société mathématique de France, Une langue universelle est-elle possible?

Appel aux hommes de science et aux commerçants. AVIS IMPORTANT Nous tenons avant tout à déclarer que le présent ouvrage n est nullement une publication officielle de la Délégation pour radoption d une langue auxiliaire internationale; il ne peut être considéré à aucun titre comme exprimant l opinion collective de ses membres, ou comme engageant en quoi que ce soit ses décisions futures.

Nous l avons entreprise spontanément, pour répondre au désir de nombreux partisans de la Langue internationale, qui nous demandent souvent des renseignements sur l histoire de cette idée et sur les différents projets auxquels elle a donné naissance. Nous souhaitons que ce travail satisfasse leur légitime curiosité, qu il contribue à initier le public studieux à l état de la question, à propager l idée de la Langue internationale, enfin à faire connaître la Délégation et à lui gagner de nouvelles adhésions.

PRÉFACE La nécessité d une langue internationale auxiliaire n est plus contestée par personne : elle s impose avec une évidence et une urgence croissantes, à mesure que se développent les relations de toute sorte entre les nations civilisées. Cest un lieu commun que de constater les progrès inouïs des moyens de communication : on pourra bientôt faire le tour du monde en quarante jours; on télégraphie même sans fil d un côté à Jautro le l Atlantique; on téléphone de Paris à Londres, à Berlin, à Turin.

Ces facilités de communications ont entraîné une extension correspondante des relations économiques : le marché européen s étend sur toute la terre, et c est sur tous les points du globe que les principaux pays producteurs entrent en concurrence. Les grandes nations possèdent des colonies jusqu aux antipodes et elles ont des intérêts dans les pays les plus lointains. Toujours pour la même raison, elles sont de plus en plus obligées de s entendre et de s unir, soit dans un intérêt commercial Convention de Bruxelles relative au régime des sucres , soit dans un intérêt moral Convention internationale relative à la traite des blanches.

Par exemple, le Bureau international des poids et mesures, fondé en vertu de la Convention du mètre 20 mars , comprend 16 États; VAssociation géodésique internationale, constituée en , en comprend La Carte du ciel, entreprise internationale au premier chef, unit dans une collaboration constante les principaux observatoires des deux hémisphères.

Qui ne voit 1. Darboux, art. Voir, par exemple, la conclusion du rapport de M. Emile Picard sur les Sciences, inséré dans les Rapports du jury international de l Exposition universelle de Elle tient une Assemblée générale tous les trois ans la i" à Paris en ; la 2" à Londres en , et est représentée dans Tintervalle par un Comité.

Que de temps perdu pour les chercheurs, que de recherches inutiles et par cela môme nuisibles, si les nomenclatures changent avec les nations, si les classifications ne sont pas concordantes, si les instruments choisis pour efTectuer les mômes mesures donnent dans les difïerents pays des indications qui ne soient pas comparables, si les définitions ne sont pas les mêmes, si les unités adoptées sont diflerentes, si les travaux accomplis en des points différents concourent au même but et entraînent ainsi de regrettables doubles emplois!

Or c est là la moitié d une langue internationale. Ainsi toutes les raisons invoquées à l appui de la création de VAssociation internalionale des Académies militent également en faveur de l adoption d une langue internationale. Plus généralement, chacune des raisons qui justifient séparément les diverses conventions internationales et les divers offices internationaux vaut pour la langue internationale, instrument ou complément nécessaire de toutes ces institutions-.

Sa nécessité résulte encore plus évidemment du développement des moyens de communication : à quoi bon pouvoir se transporter en quelques heures dans un pays étranger, si l on ne peut ni comprendre les habitants ni se faire comprendre deux? A quoi bon pouvoir télégraphier d un continent à l autre, et téléphoner d un pays à l autre, si les deux correspondants n ont pas de langue commune dans laquelle ils puissent écrire ou converser? Aussi l utilité d une langue internationale est-elle de plus en plus généralement reconnue.

Mais il y a encore beaucoup de personnes qui n osent s arrêter à cette idée, parce qu elles 1. Les italiques sont de nous. Darboux, article sur VAssociation internationale dés Académies, dans leJow nal des Savants de janvier Académie des sciences morales et politiques, Académie des inscriptions et belles-lettres , de SaintPétersbourg, de Rome Accademia dei Lincei , de Stockholm, de Vienne et de Washington.

Elle tient une Assemblée générale tous les trois ans la 1" à Paris en ; la 2 à Londres en , et est représentée dans l intervalle par un Comité. Ainsi toutes les raisons invoquées à l appui delà création de VAssociation internationale des Académies militent également en faveur de l adoption d une langue internationale. Plus généralement, chacune des raisons qui justifient séparément les diverses conventions internationales et les divers offices internationaux vaut pour la langue internationale, instrument ou complément nécessaire de toutes ces institutions -.

Sa nécessité résulte encore plus évidemment du développement des moyens de communication : à quoi bon pouvoir se transporter en quelques heures dans un pays étranger, si l on ne peut ni comprendre les habitants ni se faire comprendre d eux? Citons encore VOffice international du travail, à Bàle, et le Bureau intei uational de la paix, à Berne.

C est là un préjugé qui ne résiste pas à la réflexion. Nest-il pas évident, en effet, que si les nations civilisées voulaient et pouvaient s entendre pour adopter dans les relations internationales la langue de Tune d elles, on aurait une langue internationale possible et praticable, qui offrirait à tout le moins cet avantage, d être la seule langue étrangère indispensable, et de dispenser d apprendre les autres?

Les savants regrettent souvent le temps où le latin était la langue scientifique unique, et ils sont ainsi amenés à rêver la résurrection du latin comme langue internationale. C est encore là une solution possible, sinon peut-être la plus pratique. Ceux à qui cette dernière idée paraît chimérique sont simplement mal informés, et la lecture du présent ouvrage suffira, nous l espérons, à les détromper.

Quoi qu il en soit, on n a véritablement que l embarras du choix entre diverses solutions plus ou moins simples et pratiques, mais toutes possibles, pour peu qu on le veuille et qu on se mette d accord sur l une d elles. Il nest donc plus permis de douter de la possibilité théorique de la langue internationale; il suffit qu on puisse concevoir une langue auxiliaire commune et unique, qui ne soit pas plus difficile à apprendre et à pratiquer que l une quelconque des langues vivantes, et qui soit capable de servir aux mêmes usages.

L adoption d une telle langue ne sera plus qu une affaire d entente internationale et de bonne volonté, n ny a qu un point sur lequel on puisse encore garder H. Or, depuis vingt ans surtout, les projets pullulent, et il est à prévoir qu ils se multiplieront encore davantage à mesure que le besoin d une L.

Dans l ordre industriel, on ne pourrait que se réjouir d une telle abondance, car elle offre plus de choix au consommateur, et la concurrence amène un perfectionnement graduel des produits; mais quand il s agit de la langue internationale, cette richesse est embarrassante et la concurrence est funeste, car Yunité et Yunicité de cette langue en sont les qualités essentielles, sans lesquelles toutes les autres sont négligeables et même illusoires.

Aussi la multiplicité de projets ne fait-elle que confirmer le public dans le scepticisme auquel l engagent déjà suffisamment la paresse et l inertie. On pourrait croire, toutefois, que cette concurrence, temporairement fâcheuse, aura du moins pour résultat final le triomphe du meilleur projet, en vertu d une sélection naturelle, et que ce projet, ayant subi victorieusement l épreuve de la pratique et s étant assoupli à l usage, sera plus parfait qu il n"eût été sans la salutaire concurrence des autres.

Mais c est là une illusion dangereuse. D abord, les divers projets rivaux n entrent pas réellement en concurrence : la plupart des intéressés n en connaissent qu un seul, et adoptent sans critique et sans choix le premier qui se présente à eux, du moment qu il répond, tant bien que mal, à l idéal entrevu. Ensuite, le succès d un projet dépend, non seulement de sa valeur intrinsèque, mais d une foule de circonstances extérieures, des moyens de propagande et des ressources financières dont il dispose, du terrain plus ou moins favorable où il se propage, etc.

En outre, sa zone de diffusion est déterminée en partie par le lieu et le pays où il est né, ou par le fait qu il rencontre en tel pays un propagateur plus ou moins actif, influent et habile.

Tous ces éléments réunis ont bien plus d effet que la valeur propre du projet, que peu de gens XIV PRÉFACE et pourrait se propager sans obstacle, il ne serait pas pour cela assuré de triompher par la seule force de son mérite propre. En effet, la plupart des intéressés attendent, pour s y rallier, qu il puisse leur servir, c est-à-dire qu il soit universellement adopté : or il ne sera jamais universellement adopté, si tout le monde fait le même raisonnement et garde la même réserve.

Certes on ne peut trop louer et féliciter les promoteurs de tels projets : ils font preuve d un désintéressement et d un dévouement méritoires en prêchant d exemple, en apprenant et en pratiquant une langue dont ils n ont que peu d occasions de se servir : ils font en quelque sorte une avance au reste de l humanité.

Mais qui répond que leur avance sera remboursée, que leur exemple sera suivi? Il est malheureusement à craindre que, lorsqu un tel projet aura recruté tous les hommes capables d une initiative généreuse et d un effort désintéressé, leur phalange soit encore trop faible pour entraîner la masse des indifférents et vaincre leur inertie.

Et puis, tout dévouement a des limites : si, au bout de quelques années de propagande et de sacrifices, le projet n a pas obtenu un succès universel et conquis des millions d adeptes dans tous les pays, la lassitude et le découragement s emparent des meilleurs, et une prompte décadence suit des progrès si chèrement achetés.

D ailleurs, une langue ne vit et ne prospère qu autant qu elle est réellement pratiquée; or, si ses premiers adeptes ne trouvent pas assez d occasions de l employer, ils ont bientôt fait de l oublier. Ajoutons à cela que la plupart des adeptes attendent, pour apprendre sérieusement la langue, qu elle ait réussi, de sorte que leur adhésion, conditionnelle en quelque sorte, ne porte que sur le principe même de la L.

Enfm, le succès même d un projet peut lui être funeste : car, à mesure qu il recrute des adeptes de nationalités et de conditions plus diverses, à mesure qu il se développe pour satisfaire des besoins plus variés, il donne lieu à des propositions de réformes et à des demandes de perfectionnements qui, s inspirant des goûts ou des habitudes de tel pays ou de telle profession, tendent à en détruire l unité.

Il suscite ainsi des amendements et des PREFACE XV contre-projets entre lesquels ses partisans se divisent; et alors c en est fait de l union et de la langue elle-même, car elle se dissout promptement et devient inutile, dès qu elle n est plus une.

Tout ce que nous venons de dire n est pas une hypothèse en l air, un roman poussé au noir : c est l histoire même du Volapûk, qui est mort bien moins de ses défauts intrinsèques que de la désunion de ses partisans.

Sans les considérations précédentes, on ne pourrait comprendre que cette langue, qui se vantait en d avoir un million d adeptes, n en eût plus un an après qu un nombre insignifiant. Et il ne faut pas croire que cette décomposition subite s explique uniquement par les graves imperfections du Volapûk, qui, en suscitant des projets de réformes, ont amené des schismes entre ses partisans; aucun projet, si parfait qu il puisse être, n est à l abri des divergences d opinion inévitables entre adeptes de différentes nations.

Seule une autorité mlernationale peut le préserver de toute dissidence et en garantir l unité durable. Nous pouvons invoquer ici le témoignage très autorisé de M. Eh bien! Auf Anlass des VolapUks Welti prache und Weltsprachen, p. Sans doute, il n est pas indifférent que la langue adoptée soit plus ou moins simple, facile, logique et régulière; mais avant tout, il importe qu elle soit unique, et cotte qualité primordiale ne peut être garantie et maintenue que par une entente internationale et une sanction officielle.

Est-ce à dire qu il convienne de s adresser directement aux gouvernements des nations européennes et américaines, comme le proposent quelques-uns, pour qu ils adoptent une langue internationale par une convention diplomatique?

Mais d abord, ni les politiques ni les déplomates ne sont compétents pour choisir la L. Dès lors, n est-il pas plus simple que les intéressés s adressent directement à celle-ci par la voie des Académies nationales, au lieu de passer par l intermédiaire des gouvernements?

De plus, les gouvernements ne peuvent pas prendre l initiative d une telle innovation; ils attendraient, et avec raison, qu ils y soient invités et presque obligés par l opinion publique.

On a dénoncé cent fois la superstition de l État-Providence, 1. De mémo que, toutes les fois qu il s agit de prendre des mesures d hygicne les gouvernements consultent les Académies compétentes. Par exemple, en introduisant la L.

PRÉFACE XVII cette manie de s adresser à l Etat pour toutes sortes d entreprises qui relèvent bien plutôt de l initiative privée, et que celle-ci peut mener à bonne fin plus rapidement et à moins de frais. Comme Ta dit excellemment M.

Que tous les partisans de la L. Au surplus, dans l histoire de la science contemporaine, n avons-nous pas des exemples de réformes ou d innovations très importantes qui, nées de l initiative privée, ont été réalisées par l entente internationale des intéressés? Tel est le système d unités C. Ainsi, toutes les fois que des hommes de diverses nations et de même profession ont eu conscience de l intérêt qu ils avaient à adopter un langage commun ou des mesures uniformes, ils se sont réunis, ils se sont entendus, et leur accord volontaire a suffi à donner à leurs décisions toute l autorité et l universalité qu on pouvait désirer.

Les États et les gouvernements n ont même pas eu à intervenir : la nomenclature chimique et le système C. Cela ne veut pas dire que nous devions dédaigner, pour la langue internationale, une telle sanction officielle, dont nous avons montré plus haut l importance. Mais cela prouve que cette sanction suprême ne peut et ne doit venir qu en dernier lieu, pour consacrer les décisions prises par une autorité compétente et une entente spontanée des intéressés; et qu après tout on pourrait fort bien s en 1.

A-t-on intérêt à s emparer du pouvoir? VI, fin. Paris, Hachette, Par quel moyen pourra-t-on réaliser celte entente? Certaines personnes ont émis l idée d un Congrès international.

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Mr khalid خالد المغربي

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Histoire de la Langue Universelle - Couturat & Léau, 1905

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